Formationavril 2011. Comprendre les pathologies. de la maçonnerie ancienne. En particulier dans la Bièvre, le sud Grésivaudan et les Chambarans. Document référence. 1. Principes de la maçonnerie ancienne, p 2. 1.1 Structure d’un mur. 1.2 Différences pierre / pisé. 1.3 Les logiques constructives
Lepisé est assez tendre (en surface), il y a 2 solutions: - Faire un scellement au plâtre ou à la chaux assez profond (15 à 20 cm), en queue d'aronde. - Si le pisé comporte peu de cailloux, utiliser des vis à bois directement dans la pisé (n'utilisez pas de chevilles plastiques, ce sera moins résistant.). Elles devront rentrer d'au
Bravopour cette rénovation. J'avais le meme soucis de trou en bas de mur à la maison, pour les enduits un peu épais comme ceci j'utilise une chaux / mélange béton pour le rebouchage. Il
Dịch Vụ Hỗ Trợ Vay Tiền Nhanh 1s. Date de l’article9/07/2019 Temps de lecture 19 min de lecture Isolation des murs par l’intérieur et l’extérieur Une maison en rénovation réclame souvent une nouvelle isolation des murs pour en améliorer la performance énergétique. Vers quelles solutions se tourner ? En rénovant une vieille ferme, une maison en pierre ou encore un bâtiment industriel en briques, il est possible de conserver le charme d’origine tout en profitant d’un confort accru. Comment ? Par des solutions d’isolation thermique des murs par l’intérieur. Découvrez comment choisir la meilleure option pour chaque situation. Isolation des murs indispensable à la performance énergétique L’épaisseur des murs dispense-t-elle d’une isolation thermique ? L’épaisseur et la densité des murs ne protègent pas forcément des fluctuations importantes de température. En effet, un mur épais n’isole pas réellement du froid ou de la chaleur. S'il est vrai qu’il ralentit l’entrée du froid grâce à son inertie, il devient aussi peu isolant qu’un mur fin après un certain temps d’exposition. Il constitue donc une source de déperditions de chaleur durant tout l'hiver. De même, l'entrée de la chaleur le temps de sa montée en température sera seulement ralentie en été. Le mur peut devenir source d'inconfort lors d'une longue période de canicule. La surventilation nocturne ne suffit plus à faire retomber le mur en température. La chaleur stockée s'évacue aussi vers l'intérieur de la maison, alors qu'un besoin de fraîcheur est attendu. Maisons anciennes un vrai besoin d’isolation ? Les murs anciens, qui peuvent être très épais parfois jusqu'à 1 m, ne peuvent donc pas apporter une isolation et un confort suffisants. Ils ne peuvent non plus réduire correctement les consommations d’énergie. Une isolation thermique des murs est alors nécessaire. Ce constat est aussi valable pour les bâtiments construits après 1945, dont les murs en béton sont fins. Pour les 30 millions de logements construits avant 1974 date de la 1ère réglementation thermique, il n’existait aucune obligation d’isoler. Résultat ? Ces maisons ou immeubles sont de véritables épaves thermiques. Quelle épaisseur d’isolant est efficace ? Si l’épaisseur du mur ne permet pas d’assurer un confort d’isolation suffisant, l’épaisseur de l’isolant est en revanche déterminante. En effet, plus le flux de chaleur est réduit, moins il y a de pertes de chaleur en hiver ou de réchauffement des pièces en été. Donc, une forte résistance thermique de l’isolant est indispensable. A lambda égal, plus l’isolant est épais, plus la résistance thermique est forte. Cette résistance thermique R se mesure en divisant l’épaisseur de l’isolant par sa conductivité thermique λ R = e en mètre / λ. Il ne faut donc pas seulement tenir compte de l’épaisseur mais considérer la conductivité thermique λ intrinsèque de l’isolant. A titre d’exemple, il existe des laines de verre de différentes qualités dont le λ varie de 0,040 W/ dit "lambda 40" pour la laine la moins performante à 0,030 W/ pour la plus performante. Pour connaître la résistance thermique de la laine de verre 20 cm d'une laine de verre en lambda 40 donnent une résistance thermique R= 5 m2K/W 20 cm d'une laine de verre en lambda 32 donnent une résistance thermique R= 6,25 m2K/W Mais pour obtenir R = 5 m2K/W avec une laine au lambda 32, 16 cm suffisent ! Bien choisir son isolant Conductivité thermique λ Epaisseur crédit d’impôt R* ≥ 3,75 Epaisseur R** ≥ 5 Performance acoustique Tenue à l’humidité CoûtLAINES MINÉRALES 0,030 à 0,038 120 160 + + + + + + + + € 0,033 à 0,037 125 175 + + + + + + + + € LAINES VÉGÉTALES Laine de chanvre 0,048 à 0,056** 180240+ + + + + € € € Laine de lin 0,048 à 0,056** 180240+ + + + + € € € Fibre de bois 0,038 à 0,045 160200+ + + + + € € € LAINES MINÉRALES Laine de mouton 0,046** 180240+ + + + + € € € €Plume de canard 0,050 à 0,065** 200260+ + + + + € € €POLYSTYÈNE Expansé 0,030 à 0,038 120160+ + + + + €MOUSSE Polyuréthane0,022 à 0,024 100125+ + + + + € € € €* R = résistance thermique ** Non certifié, valeur par défaut de la RT 2012 Rénovation une isolation des murs par l’extérieur ou par l’intérieur ? L’ITE, un impact sur les façades L’isolation des murs par l’extérieur est une bonne solution pour augmenter la performance thermique et acoustique globale du bâtiment, donc pour améliorer le confort des habitants. Les ponts thermiques structurels, ennemis d’une bonne isolation, sont aussi limités. L’ITE modifie également l’aspect de l’habitat elle peut être l’occasion de moderniser les façades. L’isolation par l’intérieur, une légère perte d’espace L’isolation des murs par l’intérieur est une alternative tout aussi intéressante. Cette solution améliore considérablement le confort thermique et acoustique, et permet de réaliser d’importantes économies d’énergie. Rapide et facile à mettre en œuvre, elle présente un bon rapport performance-prix. En contrepartie, elle est susceptible d’empiéter légèrement sur la périphérie des pièces. La perte de place liée à l’isolation des murs est-elle inévitable ? Il existe de nombreuses solutions d’isolation selon les types de parois des bâtiments par l’intérieur, par l’extérieur, répartie…. Tous les cas de figure sont possibles. Avec peu d'espace, optez pour une isolation qui aura le meilleur rapport épaisseur / performance thermique. A résistance identique, un isolant à faible lambda à W/ pour les murs, à W/ pour les combles aménagés permet de réduire l'épaisseur d'isolant mise en œuvre. Comment rajouter un isolant sur un doublage existant en mur ? La solution la plus efficace consiste à démonter le doublage existant. Ainsi, le mur support peut être vérifié et réparé si besoin. Un nouveau système d’isolation thermique peut alors être posé afin de gagner en performance avec une épaisseur quasiment identique. Néanmoins, si le mur est exempt d’humidité, il est possible de rajouter un doublage isolant sur un doublage existant, en fonction de sa nature Un doublage collé polystyrène il est préférable de rapporter un système sur ossature avec un pare vapeur de Sd>90 m entre la plaque de parement et l’isolant en laine minérale. La fourrure horizontale est à fixer au mur porteur pas au complexe collé existant ; Une contre-cloison isolée ou sur vide d’air un doublage sur ossature est à rapporter en veillant à la mise en place d’un pare vapeur de Sd>=18 m ou Sd>90 m si le vide d’air est rempli par un matériau étanche à l’eau. Celui-ci est important en rénovation puisque la composition des parois est parfois inconnue. Le pare vapeur permet aussi d’améliorer la performance d’étanchéité à l’air des murs qui ont souvent travaillé et sont moins étanches fissures. Maison ancienne le bon équilibre entre isolation thermique des murs et esthétique Vous souhaitez conserver l’ADN architectural du bâtiment à rénover ? Logique, tant les structures métalliques dans un atelier ou une ancienne usine, des murs de pierres ou des briques apparentes confèrent un supplément de charme. En contrepartie, ces choix esthétiques peuvent réduire la performance thermique globale du bâtiment ces éléments constituent des ponts thermiques dans l'enveloppe du bâtiment. Non isolé, un mur peut aussi subir le phénomène de condensation avec les différences de température notamment sur le cycle jour/nuit. Des solutions d'isolation existent et il est donc important de concevoir son projet de rénovation en anticipant cette problématique. Les solutions d’isolation de murs en rénovation Privilégier un mur intérieur cloison, mur de refend pour laisser un mur de pierres apparent ; Opter pour une isolation par l'extérieur ; Recréer un mur en pierres au-devant de la paroi après l’avoir isolée pierres décoratives ou récupération de vieilles pierres. Que faire si les murs de votre bâtisse ne sont pas droits ? Une isolation par l'intérieur peut permettre de rattraper les inégalités avec la mise en œuvre d’un doublage sur ossature métallique. Et si vous préférez conserver les inégalités des murs qui témoignent du vécu du bâti ? Optez plutôt pour une isolation des murs par l’extérieur. Une lame d'air est-elle nécessaire entre l'isolant et le mur à isoler ? Dans la plupart des cas, l’isolant peut être posé au contact du mur. Lors d’une isolation des murs par l'intérieur, une lame d’air placée entre les murs et l’isolant est indispensable dans deux cas de figure Le premier est lorsque les murs sont poreux pierre tendre, pisé, torchis, pierres jointoyées à la chaux…. Le second est leur situation géographique et climatique exposition aux vents de pluie, pluie battante, front de mer…*. Les règles de l’art DTU » requièrent de laisser une lame d’air de 2 cm minimum. Elle doit être continue sur toute la paroi et placée entre le mur support et l’isolation à l’aide de tasseaux bois. Ces derniers, positionnés à la verticale, sont à traiter à l'aide d'un produit insecticide et fongicide correspondant à l'essence de bois utilisée. Leur espacement est fonction de la largeur et de la rigidité des panneaux. Au moins deux lignes d'appui par panneau sont à prévoir pour garantir la pérennité de la lame d'air sur la hauteur de paroi. Cette précaution a pour objectif de maintenir l’équilibre hydrique du mur. Le doublage rapporté devra comporter un pare-vapeur Sd supérieur à 18 m entre l’isolant et le parement afin d’éviter que la vapeur d’eau produite à l'intérieur du logement ne migre dans la paroi. Isolation des murs d’un logement ancien l'acoustique aussi concernée Comme pour l’isolation thermique, le traitement de l’isolation phonique des murs est à anticiper dès la phase de conception. Toutes les parois sont à traiter délaisser une partie constitue en effet un pont acoustique », une faille par laquelle toute l'énergie sonore pourra passer. Les professionnels pourront vous aider à effectuer les arbitrages nécessaires entre l’isolation thermique, l'isolation acoustique et l’esthétique. * Les définitions des différents types de murs sont proposées dans le DTU Partie 3. Quatre types de murs sont définis par ordre de sensibilité décroissante à la pluie. La lame d'air est nécessaire pour les murs de type IIb et III ex mur comportant côté intérieur une cloison de doublage sèche ou maçonnée et séparés par une lame d'air continue.
Pare-vapeur, Frein-vapeur, Rien du tout, qui a raison ? Faut-il prévoir une barrière à la vapeur d’eau ? Si oui, pourquoi ? Pare-vapeur ou frein-vapeur ? Où doit-il être mis en œuvre par rapport à l’isolant ? Encore un sujet clivant, tant au niveau de la dénomination, que des besoins et/ou des mises en œuvre. Diverses “chapelles” ont vu le jour au fil du temps, parfois totalement opposées, parfois d’accords sur la position à tenir et, même si accord sur le fond, parfois avec désaccord sur les raisons de la position adoptée. S’ajoutent des terminologies qui ont évolué, des fonctions qui se sont cumulées, des obligations qui, comme toujours lorsqu’il y a contrainte, n’ont pas forcément été bien acceptées. Pare-vapeur en cours de mise en œuvre Faisons un point, le plus exhaustif et impartial possible dans les argumentations. Fonction première Il est apparu, au fil des ans, au fil de l’évolution de nos modes de vie, au fil de l’évolution de nos habitats que, de plus en plus souvent, nos parois extérieures concentrent des désordres, à la fois visuels, mais aussi structurels et, surtout, menaçants pour notre santé. Nous allons développer au fil de cet article pourquoi et comment ces désordres apparaissent et en quoi ils peuvent être néfastes. Ce sont des auréoles d’humidité, suivies assez rapidement de taches grises puis, au final, apparition de moisissures. Le constat a été fait, au fil des études, qu’un des moyens d’endiguer ces phénomènes ou tout au moins de participer à leur résolution est de permettre l’évacuation d’une partie de la vapeur d’eau au travers des parois, ce qu’on appelle la perspirance pdf. Il est d’autant plus important de gérer ces flux de vapeur qu’elle se cumule souvent à des apports inhérents aux parois elles-mêmes telles que les remontées capillaires. Pour schématiser, disons que telle une mèche dans un liquide voit celui-ci la remonter, un mur, ancré dans le sol, voit l’eau le “remonter” depuis le sol. Ceci est omniprésent dans les bâtis anciens car, contrairement aux constructions récentes, ils ne comportent pas de rupteur de remontée capillaire. Il est donc encore plus important d’en tenir compte dans ces vieux bâtis. Chaque source d’apport d’eau dans les parois extérieures doit être gérée, c’est de ce constat et de cette obligation qu’est née la notion de système de gestion du transit de la vapeur d’eau. Le système inventé a été baptisé, selon les cas, Pare-vapeur ou Frein-vapeur. Un peu de sémantique Etymologiquement le préfixe “pare” sous entend “protégé de” ou “parer”, dans le sens de se prémunir. La racine est latine “parare” Il n’y a pas là d’exclusive comme on l’entend souvent dire mais de “faire parade à”, ce qui ne signifie pas annuler la chose, mais en éviter les conséquences. Une exclusion totale serait plutôt désignée par “anti”. Un exemple parapluie ne signifie pas qu’il ne va pas pleuvoir, mais qu’on va se prémunir contre la pluie, la gérer sans en subir les inconvénients. Paratonnerre ne signifie pas qu’on va arrêter ou empêcher la foudre mais s’en prémunir. Il en va de même pour la vapeur, on cherche avec un pare-vapeur à se prémunir d’éventuels désordres qu’elle pourrait provoquer. Le mot est donc bien choisi ! Frein-vapeur Etymologiquement, freiner ne signifie pas réguler, mais ralentir la progression. Or ralentir le transit de la vapeur serait-il suffisant pour se prémunir d’éventuels désordres consécutifs à un excès de vapeur ? Probablement pas. Le mot frein-vapeur n’est donc pas adéquat ! Et pourtant … Les habitudes étant fortement ancrées, diverses appellations étant encore, à tort à notre avis, souvent usitées, ce qui correspondrait à une appellation Frein-vapeur » est pour les autorités certificatrices et pour nous à leur suite un pare-vapeur à SD faible. D’où vient la vapeur d’eau dans l’air ambiant d’une maison ? Autrefois, l’activité principale étant l’agriculture, la vie des humains se passait beaucoup soit à l’extérieur, soit dans les bâtiments agricoles. Aujourd’hui les habitudes de vie ont radicalement changé, nous vivons essentiellement confinés, soit dans les locaux d’activité, soit dans nos habitats. Nous avons aussi très nettement changé nos modes et habitudes de vie. Voyons une liste sommaire et non exhaustive des habitudes de vie d’antan dans la maison un humain se lavait sommairement le visage chaque matin, il faisait, ce qui était appelé “la grande toilette”, une fois par semaine via quelques litres d’eau tiède dans une bassine, la cuisine était réalisée sur le feu, dans une marmite suspendue au-dessus de l’âtre, le linge était lavé à l’extérieur et lorsque les conditions climatiques le permettaient, il était mis à sécher à l’extérieur, les sols étaient balayés mais lavés très rarement, voir jamais pour le cas, entre autre, des sols en terre battue. Quels changements dans nos comportements Linge séché à l’air ambiant à l’extérieur chacun prend, peu ou prou, une douche par jour, parfois un bain, le plus souvent avec de l’eau bien chaude donc fortement émettrice de vapeur, la cuisine est désormais réalisée loin de toute cheminée naturelle d’évacuation, le linge est lavé à l’intérieur, il est même parfois mis à sécher à l’air dans l’habitat, les sols sont lavés très souvent. … bref, nous émettons beaucoup de vapeur d’eau chaque jour, un peu du fait de notre métabolisme, mais surtout du fait de nos activités. Les quantités émises sont de l’ordre de 2,5 à 4 litres d’eau par jour et par adulte pdf. la majeure partie de nos activités émettrices étant réalisées dans nos habitats, chaque adulte génère l’équivalent de 1,5 à 2,5 litres d’eau sous forme de vapeur dans son habitat. Comment se comporte la vapeur d’eau d’un habitat ? L’eau, selon sa température, se trouve en 3 types d’état. Le plus courant est l’état liquide, le changement le simple est est le passage à l’état solide pour une eau pure, à l’altitude de la mer, en dessous de 0°C, l’eau gèle. Par contre le passage de l’état liquide à l’état gazeux et vice et versa est beaucoup plus variable. Elle dépend de la température et de la pression exercée. Voicis une vidéo qui, bien que axée sur l’explication du “pourquoi des nuages”, explique parfaitement le principe de l’évaporation et celui de la condensation. Nous vous la conseillons dans sa totalité bien que ce qui nous intéresse pour cet article se situe principalement entre 7’ et 12’. Nous en retiendrons principalement que la possible teneur en vapeur d’eau est variable selon la température de l’air, la présence ou non de noyaux de condensation dans l’air minute environ et de la pression exercée l’enthalpie. Pour ce qui concerne un habitat, ce qui impacte l’eau et son passage de l’état gazeux invisible dans l’air à l’état liquide est la température de l’air qui la contient. Plus un air est chaud, plus il peut contenir d’eau sous forme de vapeur. Ceci est trés bien illustré par le diagramme de Mollier. Les quantités d’eau contenue dans de l’air sous forme de vapeur, ce que l’on qualifie d’humidité relative, et les quantités de cette même eau, mais cette fois sous forme liquide est ce qu’on appelle l’humidité absolue. Ces notions ont déjà été développées ici dans un article intitulé Qualité de l’air pourquoi et comment ventiler ? L’hiver, lorsque l’air intérieur chaud et chargé en vapeur d’eau se rapproche des parois extérieures plus froides, il se refroidit et, ce faisant, la vapeur d’eau se condense, en surface des murs ou vitrages, c’est ce qu’on appelle de la buée. Si les conditions repoussent cette matérialisation d’eau liquide dans l’épaisseur des cloisons, on l’appelle alors un point de rosée. Pourquoi devons-nous gérer la vapeur d’eau ? Nous voulons vivre dans nos maisons en y ressentant un confort vidéo le meilleur possible. Une partie de ce ressenti est due à la température ambiante dans laquelle nous vivons. La température, élevée au regard de celle qui, l’hiver, règne à l’extérieur de la maison est atteinte et maintenue via le chauffage. Pour limiter que ce chauffage coûte trop cher et, accessoirement, pollue, il faut endiguer la perte des calories. C’est pour cette raison que nous isolons nos habitats. Une autre partie du ressenti de confort est due à un niveau de rayonnement vidéo équivalent de toutes les parois et de tous les éléments constitutifs de la maison. C’est pour cette raison qu’il est bon qu’un habitat soit traité et/ou isolé de la même façon et avec un niveau de performance équivalent pour tous ses éléments. Enfin une autre source, à la fois de coût et d’inconfort, concerne les mouvements d’air par convection et les fuites d’air, petites et grosses. Pour maîtriser les fuites nous étanchéifions nos habitats. Changements dans nos maisons Nous émettons plus de vapeur d’eau dans notre volume de vie, notre air est plus chaud et peut donc contenir plus de vapeur d’eau, nos habitats sont de plus en plus étanches au vent. Formation de points de rosée Même si le climat semble irrémédiablement évoluer vers un réchauffement, l’hiver, il continuer à faire plus froid dehors qu’à l’intérieur … Même si nos habitats sont étanches au vent, notre air intérieur chaud, comme tout ce qui est soumis à la chaleur, est dilaté et donc migre de l’intérieur vers l’extérieur et … … La conjonction de ces trois phénomènes fait que nos parois sont infiniment plus exposées à la formation de points de rosée qu’autrefois. Méfaits des points de rosée La conséquence d’un point de rosée est la matérialisation d’eau liquide. Si les conditions requises durent suffisamment, de l’eau peut se condenser en quantité importante. Le point d rosée se matérialisera là où le choc thermique sera le plus important, donc le plus souvent dans l’isolant. Inactivation de l’isolant La plupart des isolants fonctionnent par emprisonnement d’air rendu captif entre des fibres 2 dernières minutes de la vidéo. Si l’air captif est remplacé par de l’eau, l’isolant n’isolera plus … Dommage car le point de rosée sera d’autant plus important qu’il fera froid dehors et que nous nous confinerons bien au chaud dans le volume habité et que c’est précisément au moment où nous en aurions le plus besoin que l’isolant sera défaillant ! Atteintes aux murs en béton Les murs en béton ou en éléments préfabriqués à base de béton au ciment Portland sont “armés” avec des ferraillages. La présence d’eau peut les faire rouiller, ce qui en provoque le gonflement. Ce gonflement provoque l’apparition de micro-fissures, lesquelles vont rapidement devenir des fissures. Elles vont favoriser l’infiltration d’eau dans la paroi et, si cette eau gèle, du fait de son expansion, elle provoquera l’éclatement du béton, pouvant aller jusqu’à porter atteinte à la pérennité de l’ouvrage. Atteintes aux bois La stagnation d’eau peut provoquer, dans un 1er temps, l’apparition de moisissure et, dans un second temps, le pourrissement des bois. Ceci est particulièrement vrai pour les bâtisses à colombage anciennes. Aspects visuels Apparition d’auréoles sur les parements, premières traces de la présence et du développement de moisissure puis, rapidement, les peintures virent au gris pour, enfin, voir cette moisissure en surface. Aspects sanitaire Qui dit moisissures dit émission de spores et présence d’acariens de la moisissure. Les 2 sont fortement allergisants et provoquent moult rhinites, pharyngites, otites et autre éventuelles angines. Comment pouvons-nous gérer la vapeur d’eau ? En émettant moins de vapeur d’eau C’est, à n’en pas douter, la méthode la plus simple, la moins coûteuse et la plus durable. Pour ce faire, il faudrait vivre moins longtemps dans l’habitat, nous laver moins, ne jamais faire sécher de linge à l’intérieur, cuisiner le moins possible, jamais à la vapeur … En un mot, renoncer à quelques 50, 60 ou 70 ans de “croissance de niveau de vie”. Peut-être acceptable pour certains, peut-être même souhaitable pour d’autres, mais est-ce acceptable par le plus grand nombre ? Probablement pas ! En limitant les conditions de son stockage dans l’air Limiter le chauffage de la maison à 14 ou 15°C Là aussi, cette solution est assez simple et … radicale chauffer, comme autrefois, à 14 ou 15° et conserver nos maisons en l’état de passoire, pas seulement énergétique, mais aussi en terme de courants d’air. Là encore, régression de quelques 50, 60 ou 70 ans de gain de confort. Là aussi, combien sont disposés à ce sacrifice ? Probablement peu et c’est légitime. Alors, que faire ? Tout en conservant nos progressions en terme de niveau de vie et de confort, prendre toutes dispositions qui permettront de sauvegarder la qualité de l’air intérieur, de limiter l’apparition de moisissures avec leur cohorte de conséquences, d’empêcher les désordres sur les bâtis. Les actions à mener pour … Renouvellement d’air Il s’agit de renouveler l’air intérieur en l’extrayant. Ce faisant, en évacuant l’air intérieur saturé de vapeur d’eau, on provoquera son changement par de l’air extérieur, moins saturé de l’air extérieur à 5° et à un taux d’humidité relative de 90%, donc très élevé, ne sera plus, une fois chauffé à 19° qu’aux environs de 35%, c’st à dire très sec. Ce sujet a été abordé ici dans un article intitulé “Qualité de l’air, pourquoi et comment ventiler ?” Régulation du transit de vapeur dans les parois extérieures Pour éviter que les isolants thermiques extérieurs soient saturés de vapeur d’eau, certains diront qu’il suffirait d’opter pour des isolants non fibreux tels que des polystyrènes, soit en tant que composants des murs via des coffrages, des éléments de structure, des remplissages avec des mousses isolantes ou encore de mettre en œuvre des mousses polyuréthanes projetées. Toutes ces options ont été abordées ici selon les liens proposés ci-dessus. Sans développer à nouveau ce que nous leur reprochons, nous pouvons rappeler qu’ils sont généralement polluants à la production, qu’ils nécessitent beaucoup d’énergie grise, qu’ils sont très difficilement recyclables, ne disposent pas d’un bon déphasage, bref, bien loin de ce que nous considérons être un habitat écologique. D’autres diront qu’il suffirait d’étanchéifier les parois à 100%, tant à l’eau liquide qu’au transit de la vapeur d’eau, via des membranes non perspirantes tels que des films polyane ou autres. Nous sommes convaincus que, tout comme nous respirons via notre système pulmonaire mais aussi via nos échanges cutanés, nos maisons ont tout autant besoin de renouvellement d’air que de perspirance via les parois extérieures. La solution prévoir un pare-vapeur Régulation température intérieure avec un pare-vapeur Quand les conditions le permettent, particulièrement dans le cadre d’une construction neuve il suffit alors de concevoir correctement les parois extérieures mais aussi lors de la rénovation, de l’amélioration ou de la transformation d’un habitat ancien, si les murs en sont perspirants, il est nécessaire de réguler le transit de la vapeur dans les parois extérieures. Bien qu’aucune règle écrite n’y oblige ni qu’aucune analyse objective et scientifique ne l’étaye, il est couramment admis et constaté que la perspirance doit être progressive en cheminant de l’intérieur vers l’extérieur. L’outil, le moyen, le système ou l’équipement le plus adéquat pour y parvenir le pare-vapeur. Est-il possible d’éviter la pose d’un pare-vapeur ? Oui, dans des cas très précis, particulièrement ceux à isolation répartie, mais il s’agit plus d’exceptions que de possibilités courantes. Conclusion oui au pare-vapeur ! Une fois admise sa justification, voir sa nécessité, se posent alors de nombreuses questions quel type de pare-vapeur membrane, panneaux … ? quelles capacités de perspirance ? peut-il avoir des fonctions complémentaires ? où et comment doit-il être mis en œuvre ? dans quels cas peut-il être évité ? … Toutes ces questions démontrent à quel point ce sujet est vaste et c’est pourquoi nous reviendrons sur le sujet … Dans le bâtiment, par passion, depuis presque 40 ans, Ancien charpentier, ancien artisan, ancien constructeur de Maisons à Ossature Bois, ancien maitre d'œuvre, Ancien et encore formateur à l'isolation bio-sourcée, • Titulaire d'un brevet de construction de MOB en kit, Conférencier dans plusieurs domaines liés à l'éco-construction, l'éco-isolation, Youtubeur via des vidéos sur, dans un premier temps, l'isolation et l'efficacité énergétique et, parce qu'il faut aller plus loin, futurement, plus largement, le bâtiment responsable et pertinent, Initiateur et administrateur d'un groupe sur Facebook Rénovation pertinente » . Pour ceux qui souhaiteraient plus d'informations Soigner l'habitat
Forum Futura-Maison les forums de la maison Habitat bioclimatique, isolation et chauffage mur abimé enduit chaux et ciment Répondre à la discussion Affichage des résultats 1 à 9 sur 9 01/05/2011, 07h13 1 fabaq mur abimé enduit chaux et ciment - Les murs de la maison que nous avons acheté sont très abimés. Murs en pierre non apparent avec un enduit en chaux 2cm épaisseur qui s'effrite. Le précédent propriétaire l'avait recouvert d'un "enduit ciment" Cet enduit ciment se décolle par plaque. De plus il y a pas mal de gros trous dans le mur de 10cm ou plus de profondeur il y avait des scellements pour fixer des petites poutres, des T pour étagères... Je pense coller du BA13 pour rattraper tous ces murs. Mais avant je voudrais arranger un peu la situation. Pour boucher les gros trous quelle est la meilleure solution mortier et ensuite plâtre, ou de la chaux et si oui quel type Pour rattraper les murs et fixer l'enduit chaux, dois je refaire un enduit grossier a la chaux et si oui quel type de chaux ? Ensuite quelle est la meilleure façon de coller le BA13 sur cet enduit du MAP ? Merci pour tous conseils je ne suis pas sur de quoi faire avec la chaux. A priori ca se mélange pas très bien avec le ciment. - 01/05/2011, 13h27 2 Re mur abimé enduit chaux et ciment déplacé le discussion dans ce forum parce que le problème est plus complexe qu'il n'y parait Murs en pierre non apparent avec un enduit en chaux 2cm épaisseur qui s'effrite. Le précédent propriétaire l'avait recouvert d'un "enduit ciment" Cet enduit ciment se décolle par plaque C'est le signe que l'enduit à souffert de l'humidité des murs. Quel est le revêtement des murs coté extérieur ? Les murs disposent t-il d'une rupture de capillarité ? A défaut quel est l'âge de la maison, la composition des murs ? Sinon pour boucher les trous, on peut faire un mortier de chaux NHL et de sable. 1 vol de chaux, 3 vol de sable + quelques petites pierres noyées pendant la mise en place du mortier Je pense qu'il faut, dans tous les cas faire sauter l'enduit qui ne tient pas, ensuite je ne connais pas le BA13 vis à vis des problèmes d'humidité. Personnellement, je ne ferai qu'un enduit chaux en 2 ou 3 couches pour redresser les murs. chaux aérienne Question annexe, y a t-il une isolation des murs ? + Dans les villages gaulois, ils ne sont jamais tous d'accord. Jules César 01/05/2011, 13h34 3 Re mur abimé enduit chaux et ciment Bonjour, SK69202 a raison, les vieux murs ne sont pas prévus pour recevoir des enduits ciment et le BA13 n'est pas du tout adapté au murs humides. Tu trouvera pas mal d'info dans ce fil du sommaire. A+ 01/05/2011, 17h35 4 fabaq Re mur abimé enduit chaux et ciment Je vous remerci pour vos réponses avec d'autres questions Pour reboucher les trous, je vais donc acheter de la chaux comme indiqué. Du mélange à béton c'est possible à la place du sable pour boucher les trous ? Les murs sont en pierres 50cm épaisseur. Côté exterieur pierre apparente. La maison à 70 ans, la face extérieure est en très bon état. L'enduit en chaux, n'a pas l'air vraiment attaqué par l'humidité. On dirait que le pb c'est que le ciment est la chaux n'ont pas l'air de bien s'accrocher ensemble. On dirait que le fait d'avoir mis la plaque de ciment à "étouffer" la chaux. Pour l'enduit à la chaux en 2/3 couches comment s'y prendre ? La chaux aérienne cela se travaille comment. J'avais demandé un devis à 2 artisans, mais à presque 80 euros le m2 cela m'a refroidi environ 100m2 a faire. Je pensais qu'à ce prix cela doit être vraiment difficile à poser et j'ai donc considéré le BA13. Aujourd'hui A voir en vidéo sur Futura 01/05/2011, 18h53 5 Re mur abimé enduit chaux et ciment Bonjour. Le ciment a empêcher la vapeur d'eau de sortir facilement du mur et cela a dégradé l'enduit chaux. Un mur avec les pierres exposées sera toujours plus humide qu'un mur protégé par un enduit. Tout ce qui est produit liant "tout prêt" à base de ciment est à proscrire avec les maçonneries traditionnelles, il faut que l'humidité des murs puisse être en équilibre avec l'humidité de l'air pour éviter les désordres, qui peuvent être très grave, même si cela prend parfois du temps pour qu'ils apparaissent. Pour un enduit à la chaux, lire déjà ceci On finit par y arriver et à être content du résultat. Je pensais qu'à ce prix cela doit être vraiment difficile à poser C'est surtout les heures de main d’œuvre qui augmentent le prix, la chaux nécessite plus de temps entre les couches que le ciment, etc... + Dans les villages gaulois, ils ne sont jamais tous d'accord. Jules César 03/05/2011, 09h13 6 jeremius Re mur abimé enduit chaux et ciment Envoyé par SK69202 Question annexe, y a t-il une isolation des murs ? Envoyé par fabaq Les murs sont en pierres 50cm épaisseur. Côté exterieur pierre apparente. Donc il n'y a pas d'isolant?... 03/05/2011, 17h45 7 fabaq Re mur abimé enduit chaux et ciment Oui il n'y a pas d'isolant. Mais c'est souvent le cas avec des murs en pierre. Le BA13 et un vide de 2cm avec des taquets de colles ca fera pas un super isolant je suis d'accord, mais bon je suis sur la cote d'azur 02/12/2012, 10h44 8 jbaz Re mur abimé enduit chaux et ciment Bonjour à tous! Après avoir lu pendant un certain temps pas mal de fils de ce forum et après avoir appris plein de choses passionnantes , je voudrais passer un peu à de la pratique! enfin pour le moment je suis en location donc j'attends l'accord du proprio . alors, en bas on a une pièce qui sert un peu d'atelier - buanderie, très humide, et environ 6 cm de sol à rattraper par rapport à la pièce d'à côté. Le souci, c'est que la dalle et 3 des murs sont en béton un mur en briquette. J'ai bien compris que la chaux est plutôt pour des matériaux traditionnels pierre, terre, mais c plus pour apprendre et passer à la pratique mais bon je ne voudrais pas que tout tombe un an après être parti Du coup j'ai plusieurs questions j'ai vu ici que l'on pouvait faire un mélange chaux-ciment pour le gobetis, afin de faciliter l'accroche sur le béton, quelqu'un a des retours d'expérience? Je devrais faire pareil pour la dalle en chaux, moitié ciment moitié chaux, ou je devrais carrément laisser tomber ? Enfin, je me doute que vu que les murs sont en béton, je ne verrai pas les propriétés de régulation de l'humidité, mais qu'en pensez-vous? un des murs est enterré la terre derrière, c'est pentu chez moi, et suinte beaucoup, et aussi le ballon d'eau chaude dans la pièce => bcp d'humidité! Merci de vos conseils avisés! Et merci pour ce super forum ! 02/12/2012, 12h15 9 Re mur abimé enduit chaux et ciment salut c'est peut être plus simple de mettre une ventilation que de vouloir coller de la chaux partout! si la chaux est perspirante, le béton, non; donc de toute façon, l'enduit chaux ne changera rien à ton combat contre l'humidité de la pièce, puisque la vapeur d'eau ne transitera pas à travers la paroi! peut être que de l'argile aiderait à mieux réguler le taux d'humidité si tu veux absolument jouer sur la nature des matériaux utilisés plutôt que de jouer sur la ventilation - quant à s'essayer sur des parois types, il y a tjs des amateurs qui réclament de l'aide dans des chantiers participatifs - et tu apprendras en plus que tu aideras!! + Sur le même sujet Discussions similaires Réponses 1 Dernier message 15/01/2011, 09h22 Réponses 2 Dernier message 20/09/2010, 20h52 Réponses 16 Dernier message 01/02/2010, 19h44 Réponses 9 Dernier message 31/08/2009, 11h13 Réponses 4 Dernier message 06/12/2007, 16h33 Fuseau horaire GMT +1. 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Je prend le temps d’écrire cet article car je suis régulièrement sollicité sur le traitement des façades en pisé. Ce qui m’estomaque aujourd’hui c’est de voir que l’immense majorité des façadiers travaillent en dehors des règles établies pour les enduits sur pisé. Car oui, depuis 2012 les professionnels de la terre crue se sont rassemblés pour mettre sur papier des règles officielles sur les enduits sur support en terre crue. Ces règles de bonne pratique sont les seules sur lesquelles les artisans doivent se baser quand il s’agit d’enduire sur du pisé, le DTU sur les enduits ne s’appliquant pas pour les supports anciens. Comment travaille le façadier classique d’aujourd’hui ? Si vous avez de la chance il aura entendu dire que le pisé ça respire, y faut y mettre d’la chaux d’sus sinon ça étouffe et après les murs y s’cassent la gueule ! » Une chance donc car les produits à base de chaux projetables en machine existent, les indices de perspirance semblent acceptables, ça ne peut de toute façon pas être pire que nos bon vieux enduit ciment surdosés ultra étanches. Attention tout de fois à vérifier les produits, certain ne s’embêtent pas à projeter du monocouche classique en couche de fond. Si le produit est convenable, la mise en oeuvre est encore perfectible. Sur l’pisay faut mettre du grillage a poule galva accroché sur des pointes de 120 sinon ça tiens pas au mur garçon ! » FAUX ! Bien sur que ça ne tiendra pas si l’on ne traite pas le support ! Combien de façades ai-je vu, à peine décrépies, sitôt vêtues de ce grillage et enduite dans la foulé, alors que le mur était poussiéreux au possible. Seulement voilà, dans les règles pro le grillage galva c’est fini, c’est même proscrit. Pourquoi ? Réfléchissez, l’enduit se tient sur le grillage, qui se tient sur les pointes qui tiennent dans le mur. Il n’y a pas d’adhérence à proprement parler sur le support, ou du moins il n’y en a pas suffisamment sinon pourquoi utiliser tout ce bazar en métal ? L’enduit se désolidarise alors du support, il cloque, fend, sonne creux, mais tient en place grâce au grillage magique ! Sans parler du ciment en place que nombre de façadier trouvent trop fastidieux à enlever, alors que c’est l’opération la plus importante pour assainir les murs ! Les soubassement souvent enduit au ciment à l’époque pour reboucher les joints ne sont quasiment jamais purgés ! Il est facile de voir si cette opération à été faite sur une façade neuve, regardez ou se situent les auréoles d’humidité, si elles apparaissent à une certaine hauteur et non en pied de mur c’est qu’il y a du ciment derrière et que l’humidité remonte jusqu’au pisé pour se frayer un chemin vers l’extérieur. Laissez moi vous exprimer la vraie façon de procéder, et ce n’est pas moi qui l’ai sorti de mon chapeau je le répète. La surface du pisé est toujours instable, il arrive fréquemment d’avoir quelques centimètre de pisé farineux partant en petites plaquette quand on passe la main dessus. C’est la cause combinée de l’eau bloquée à la surface du pisé par un enduit étanche et le gel qui fait gonfler cette eau et délite le pisé en surface. Il faut brosser le pisé voire le purger sur plusieurs centimètre jusqu’a avoir un état de surface convenable. Une adhérence convenable se définit à partir du moment ou vous pouvez suspendre une bouteille de 1L sur 1 cm2 d’enduit pour vulgariser . Essai résistance au poinçonnement – règles pro enduit sur support en terre crue Traitement de linteau en bois – Yves – stagiaire en restauration du patrimoine Parfois quand les pathologies sont lourdes il faut creuser sur plus de 5cm pour retrouver un pisé propre. En effet, c’est du boulot mais c’est le seul moyen d’avoir un enduit qui ai une bonne cohésion avec son support. Purge complète du pisé instable – Fontaine-Saint-Martin – Jérémy Cohen maçonnerie Une fois que l’on a soigneusement brossé le pisé, soufflé les éléments instable au compresseur et que l’on a des trous, des ceux ou des fissures à boucher que fait on ? On fait des boules avec du grillage a poule, on les glisse dans les fissure et les gros trous et on envoi 20cm de mortier dessus… Je blague, mais c’est malheureusement un cas de figure récurrent. C’est à cette étape que l’on prend conscience que la façade en pisé n’est pas l’apanage des façadiers mais des maçons, car les opérations de petite maçonnerie sont nombreuse et à traiter au cas par cas. Les trous peuvent se boucher avec des pierres, des adobes, un béton d’argile, les fissures se bouchent à la terre, au torchis, jamais avec un matériaux dur qui pourrait faire office de coins écarteur. Les zones creuses se traite avec un renformi » qui est une couche ponctuelle de dressage sur des épaisseurs importantes, généralement réalisées au mortier d’argile adjuvanté de fibres comme la paille ou le chanvre. Bouchage en maçonnerie de galets – Thomas Formery – Cabestan Bouchage en maçonnerie de galets Reformis terre sur pisé – Fontaine-Saint-Martin – Jérémy Cohen maçonnerie Reformis terre sur pisé – Fontaine-Saint-Martin – Jérémy Cohen maçonnerie Le soubassement en pierre doit impérativement être dégagé de tout revêtement étanche et ce jusqu’a retrouver le joint à la chaux au creux des pierre. Il faut récupérer la capillarité du mur afin que le soubassement récupère sont rôle d’exutoire d’humidité et de protection du pisé. Les angles en pisé trop abimés doivent être réparés avec des techniques de maçonnerie et non d’enduit afin de ne pas exercer de contraintes de poinçonnement trop importante sur la surface du pisé. Soubassement en galet dégagé de tout enduit étanche – Meyzieu – Jérémy Cohen maçonnerie Vient ensuite l’étape du corps d’enduit, qui est une couche de 1,5 cm maximum pour limiter la fissuration, il peut être réalisé à la terre ou à la chaux, mais dans le second cas, le support devra avoir reçu un lait de chaux et un gobetis couche fine et rugueuse améliorant l’accroche . Le corps d’enduit peut être tramé si le pisé est très fendu toutes les fissures et les raccords avec du béton doivent recevoir une trame débordant de 10 cm minimum sur les 2 surfaces différente , on peut utiliser de la trame nylon ou en toile de jute que je préfère. Trame toile de verre Et enfin la finition, une maison ancienne ça se respecte et demander un crépi semi-écrasé c’est tout sauf respecter l’histoire de sa façade. Crépi écrasé Il est sur que tout le monde ne peut pas se permettre d’avoir une façade badigeonnée avec modénatures. Mais pour quiconque souhaite garder le charme de l’ancien sur sa façade un taloché serré est un minimum. Il faut cependant savoir que les façades anciennes étaient systématiquement badigeonnées car le travail à la main rendait très difficile l’obtention d’un rendu uniforme sans raccords différences d’aspect dûes au séchage discontinu de l’enduit , cependant aujourd’hui la taloche éponge peu adoucir le rendu pour celui qui n’aime pas les nuances. Façade taloché bois non adoucie – Jérémy Cohen maçonnerie Enduit chaux adoucis à l’éponge – Collectif Matière Première en Savoie – Elodie Courtin et Marc Clavel – En revanche la taloche éponge enlève la couche de calcin en surface des enduits les rendant plus fragiles. Et pour les rares personnes ayant transformé leur habitation en pisé en maison d’architecte il est possible de gratter l’enduit avec une taloche a pointe ou un berthelet pour avoir un aspect gratté, méthode la plus simple ne demandant pas de talocher son enduit de manière homogène à mesure qu’il fait sa prise attention c’est la finition la plus fragile, ouverte au ruissellement, je ne la recommande rarement . Corps d’enduit gratté à la truelle – Hervé Martineau Maçonnerie à Lozanne Voilà, j’étais parti sur un coup de gueule et je vous fait la totale sur les enduits sur support en terre crue. Aujourd’hui il est important de communiquer sur ce qu’est le travail de qualité, celui qui sera encore la dans 100 ans comparé à des travaux de maquillage et cache misère qui s’appliquent malheureusement très souvent dans la rénovation. J’espère que des façadiers tomberont sur cette article, je m’excuse d’être méchant, il n’appartient qu’a eux de changer leurs méthodes ou du moins d’en proposer des plus aboutie, même si il ne faut pas se leurrer travailler dans les règles de l’art coûte plus cher que d’envoyer une façade en 3 jours à la machine. Mais je pense qu’aujourd’hui les vieux bâtiments et particulièrement ceux en pisé doivent être traités correctement si l’on veut encore pouvoir en faire profiter nos enfants et petits enfants et s’épargner des sinistres parfois graves que l’on peut subir en habitant dans une maison ancienne maltraitée. Façade à la chaux patinée – Sathonay-Village – Jérémy Cohen maçonnerie
boucher un trou dans un mur en pisé